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Angles Formule sommatoire (suite 1)

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Puce1.gif (552 octets) Réponse de Jean Jacquelin du 11/02/02 à 12h 03 à la question posée par Guy Philippe dans la page formule   :

 

Dans ma précédente intervention, j'ai avancé l'hypothèse que la somme S2(n) suivante pouvait être convergente vers 0.

form1.jpg (3136 octets)

Ceci semble plausible au vu des résultats numériques suivants :

La figure 4 montre que les points bas de abs(n2sin(n)) présentent une tendance de croissance. La figure 5 montre que S2(n), qui se comporte majoritairement comme 1/2n , présente des fluctuations dont l'amplitude a tendance à décroître. Il est plus significatif, pour observer cette tendance, de représenter abs(S2(n)-1/2n), ce qui est fait en figure 6 et qui confirme cette tendance à la décroissance de l'amplitude des fluctuations.

Mais tout ceci reste très empirique. Un indice plus solide consiste à remarquer que l'hypothèse de convergence de S2(n) vers 0 est liée à la conjecture de Borwein (1989) : abs(p -p/q) serait supérieur à 1/q2+e, e étant aussi petit que l'on veut. La preuve de la conjecture de Borwein serait une avancée majeure pour ce problème. Malheureusement, à ce jour, cette preuve est bien loin d'être acquise.

form2.jpg (20577 octets)

form3.jpg (18034 octets)

form4.jpg (22244 octets)

Puce1.gif (552 octets) Réponse de Guy Philippe du 11/02/02 à 04h 01 (voir formule)

La question qui nous intéresse ici a beaucoup à voir aussi avec le DSF de |sin(x)|.
Pour rappel  pi/8|sin(x)|=S[sin^2(kx)/(4k^2-1)] pour k=1 à +infini.
Si on note S(n) la somme partielle de cette série avec x=n on a
(pi/8)n|sin(n)|=nS[sin^2(kn)/(4k^2-1)] >
nS(n)>n(1/4n^2-1)(sin^2(n)+sin^2(2n)+.....sin^2(n^2))=
n^2/(4n^2-1).(1/n)(sin^2(n)+....sin^2(n^2))
SI on savait prouver qu'il existe a>0 tel que (1/n)(sin^2(n)+sin^2(2n)...+sin^2(n^2))>a  à partir d'un certain rang N pour n alors il serait facile de voir  que (pi/8)nsin(n)>a/8  à partir d'un certain rang d'où n^s|sin(n)| --->+infini pour s>1 ce qui irait au-delà de la conjecture citée par Jean Jacquelin.
Pour avoir ce beau résultat il suffirait de prouver que liminf de la suite
(1/n)(sin^2(n)+sin^2(2n)+...+sin^2(n^2)) n'est pas 0 ce qui plus faible que l'existence de la limite 1/2 envisagée précédemment.
D'ailleurs à propos du DSF de |sin(x)| avec x=n c'est pour moi un mystère absolu  de constater que l'on a  en divisant par |sin(n)| on a :pi/8=S[(1/(4k^2-1)).sin^2(kn)/|sin(n)| ] c'est à dire une série ,paramètrée par un entier n ,à travers des sinus !!! qui est toujours absolument convergente et vers la même limite pi/8 quel que soit l'entier n.
Qu'en pensez-vous ?

Puce1.gif (552 octets) Réponse de Jean Jacquelin :



C'est en effet assez surprenant de voir une série limitée, de terme général  (1/(4k2-1)).sin2(kn)/|sin(n)| dont la somme converge vers une constante (p/8) quelle que soit la valeur du paramètre n.

Néanmoins, on peut en démonter, dans une certaine mesure, le mécanisme. Tout d'abord, voyons ce qui s'apparente à un petit tour de "passe-passe":

Soit une suite de fonctions de fk(x) repérées par un indice k entier et la somme g(x) :

gn(x) = Somme de k=1 à k=n de fk(x).

Considérons la série limitée de terme général hk(n)=[fk(n)/gn(n)] . Il est trivial de constater que :

1 = Somme de k=1 à k=n de hk(n).

Voilà une série, paramétrée par un entier n , à travers des fonctions quelconques !!! qui est toujours absolument convergente et vers la même limite 1, quel que soit l'entier n.

C'est un peu "gros", me direz-vous !

Néanmoins, pour peu que cela soit camouflé dans le cas où g(x) est du même genre que f(x), voilà qui pourrait surprendre au premier abord.

Pourtant, on peut réaliser de tels "trompe l'œil" avec des familles de fonctions présentant des relations entre elles, par exemple les fonctions sinusoïdales, ou hyperboliques, ou d'autres.

Voici un exemple, avec une fonction hyperbolique, dont on connaît la relation suivante :

jsom1.jpg (5791 octets)

Ce qui, avec quelques transformations, donne une série paramétrée en n à travers un cosinus hyperbolique, dont le terme général apparaît ci-dessous et qui converge vers une constante (1/4), quelque soit n.

jsom2.jpg (5484 octets)

On construira d'autres exemples avec d'autres fonctions spéciales. En voici un, avec les polynômes de Bernouilli , d'autant plus surprenant que le terme général de la série comporte deux paramètres indépendants, n et m, et que la convergence vers la même constante (=1) est assurée quels que soient n et m :

jsom3.jpg (3854 octets)

Bien sûr, cette formule surprenante n'est qu'une conséquence de la propriété d'addition des paramètres entre les polynômes de Bernouilli et une présentation "détournée" de la formule générale exprimant cette relation.

Je ne veux pas dire par là que toutes les formules de ce genre sont systématiquement issues de "tours de passe-passe" aussi grossiers que pour mes exemples précédents, mais c'est probablement le cas d'un bon nombre.

Puce1.gif (552 octets) Réponse de Guy Philippe

Les sommations que vous proposez ne sont pas celles de séries car dans une série la borne supérieure de la somme partielle ne doit pas figurer dans le terme général sinon ce que l'on obtient est une formule sommatoire et les 2 sommations sont différentes.
Un exemple sera plus parlant.Avec le terme général (1/ln(n^k)) de paramètre n>1
Pour tout n>1 la série ayant ce terme général a  sa somme partielle S(N)=somme (1/kln(n)),k=1 à N  est égale à 1/ln(n)somme(1/k,k=1 à N)----->+infini quant N---> +infini(c'est clair)
Alors que si on remplace N par n on obtient la formule sommatoire
1/ln(n)somme(1/k,k=1 à n)qui tend clairement vers 1 quand n--->+infini.
Merci pour vos tentatives d'explication mais pour moi le mystère reste entier!

 

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